DE CARACAS À PORT-AU-PRINCE ET À L`AFRIQUE :HUMILIATION ,KIDNAPPIND D`ÉTAT ET CRÉPUSCULE DU PÉTROLIER .

  • 04/01/2026
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DE CARACAS À PORT-AU-PRINCE ET À L`AFRIQUE :HUMILIATION ,KIDNAPPIND D`ÉTAT ET CRÉPUSCULE DU PÉTROLIER .

L’humiliation publique de l’opposante vénézuélienne María Corina MACHADO, le kidnapping spectaculaire du président Nicolás MADURO et de son épouse dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 Janvier 2026, ainsi que le silence calculé des alliés du Venezuela, ne relèvent ni d’un accident ni d'une improvisation. Ils forment un triptyque stratégique. Une grammaire de puissance destinée moins à gouverner le Venezuela qu’à discipliner le monde.

L’éviction brutale de l’opposante, abandonnée par ceux-là mêmes qui l’érigeaient hier en icône démocratique, révèle la nature exacte de l’opération américaine confirmant que les oppositions sous-traitées ne sont pas des alternatives politiques, mais des instruments jetables. Lorsque le président américain Donald TRUMP déclare que María Corina MACHADO « n’a ni soutien ni respect dans son pays », il ne la critique pas, il la désactive, car elle a cessé d’être fonctionnelle, ce qui signifie la fin d’usage.
Et lorsque ce même Donald TRUMP affirme publiquement que « les États-Unis dirigeront le Venezuela jusqu’à ce qu’un leader fiable soit trouvé », il ne s’agit plus d’une ingérence déguisée, mais d’un aveu explicite de tutelle. Le suffrage est suspendu et la souveraineté est ajournée. Ainsi, l’État vénézuélien est dorénavant placé sous une administration impériale provisoire.
Dans la logique impériale, l’opposant-proxy n’existe pas pour gouverner, mais pour fracturer, délégitimer et préparer le terrain. A cet effet, il n’a ni profondeur historique ni avenir politique. C’est un vecteur. Et les vecteurs se jettent une fois que la charge est livrée.
LE KIDNAPPING DE MADURO : UN MESSAGE AU MONDE, PAS AU VENEZUELA
L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás MADURO et de son épouse n’est pas une opération judiciaire internationale. C’est un acte de guerre symbolique, et bien calibré pour marquer les esprits. Comme l’arrestation de Manuel NORIEGA lors de l’invasion du Panama, le 3 Janvier 1990 par les américains. Ce fut à la même date, avec le même narratif, la même rhétorique du narcotrafic et la même réalité stratégique.
Le message est clair et limpide. Aucun chef d’État n’est intouchable s’il conteste l’architecture financière américaine.
L’inaction apparente des alliés de Nicolas MADURO comme la Russie, la Chine, et l’Iran, ne traduit ni capitulation ni indifférence. Elle révèle surtout un calcul froid face au rapport de force mondial qui est en transition et encore instable. On observe, on accumul et on laisse l’Empire américain s’exposer dans une démonstration de force qui ressemble de plus en plus à une défense désespérée.
DE SADDAM À KADHAFI, DE GBAGBO À MADURO : LE MÊME SCÉNARIO
Le Venezuela n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une lignée historique précis. En 2000, Saddam HUSSEIN annonce que le pétrole irakien sera vendu en euros et non plus en dollars. Trois ans plus tard, il a été confronté à une invasion, des mensonges d’usage d'armes de destruction massive et d'une exécution publique. Du coup, le pétrole irakien est immédiatement réindexé au dollar.
C’est aussi le cas de Muammar KADHAFI en Libye, qui propose un dinar africain adossé à l’or pour les échanges pétroliers, menaçant à la fois le dollar et le franc CFA. Les courriels internes d’Hillary CLINTON le confirment, et ce fut le motif central de l’intervention française avec l’appui des américains et alliés. En 2011, la Libye est détruite, Kadhafi fut lynché, et cet État souverain est transformé en une zone de chaos permanent.
Pour sa part, Laurent GBAGBO, en Côte d’Ivoire, tente de desserrer l’étau monétaire et politique français, contestant l’ordre postcolonial et refusant l’alignement. Et pour résultat, il y eut une arrestation militaire étrangère, une humiliation publique,et un transfert à La Haye. Le message est clair pour l’Afrique francophone, car la souveraineté a un prix immédiat.
Et le cas actuel est celui de Nicolás MADURO, enfin, qui vend le pétrole vénézuélien en yuans, contourne le SWIFT, demande l’adhésion aux BRICS et annonce vouloir se libérer du dollar. La suite est mécanique avec des sanctions, une opposition instrumentalisée, puis est capture par les américains.
À chaque fois, la séquence est toujours identique avec les mêmes episodes et les mêmes histoires en usant de la contestation monétaire, la délégitimation politique, l'intervention ou la neutralisation et la réorganisation sous tutelle.
LE VENEZUELA : UNE CIBLE MONÉTAIRE AVANT D’ÊTRE POLITIQUE
Le Venezuela, selon les données disponibles, détient 303 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole, les plus importantes au monde, devant l’Arabie saoudite. Mais l’enjeu n’est pas seulement énergétique. Il est surtout systémique. Le crime stratégique de Caracas n’est pas électoral. Il est monétaire.
Remettre en cause le pétrodollar qui constitue le pilier de l’hégémonie américaine depuis l’accord Kissinger–Arabie saoudite (1974), revient à menacer la capacité des États-Unis à financer leur puissance par l’émission illimitée de dette. Quand une monnaie doit être défendue par la force armée, c’est qu’elle ne tient plus par la confiance.
HAÏTI ET L’AFRIQUE : LE LABORATOIRE DES OPPOSITIONS HUMILIÉES
Haïti connaît cette mécanique depuis 2004 avec la chute de l'ex-président Jean-Bertrand ARISTIDE par des oppositions fabriquées, instrumentalisées, adoubées, puis abandonnées. Le résultat en 2026 est palpable, catastrophique et empirique avec vingt ans de transitions sans État, une souveraineté dissoute, un pays administré de l’extérieur et piloté par des apatrides, des corrompus et des compradores sans vision, sans colonne vertébrale ni dignité.
En Afrique, le schéma se répète en RDC, en Libye, en Côte d’Ivoire, et au Mali pré-rupture. Les oppositions promues par les chancelleries américaine, bege française, canadienne ou anglaise sont humiliées dès qu’elles cessent d’être utiles. Elles ne produisent ni stabilité ni reconstruction, seulement des États faibles sous supervision permanente.
LA LEÇON QUE L’EMPIRE RÉVÈLE MALGRÉ LUI
L’humiliation de María Corina MACHADO, le kidnapping de MADURO et la mise sous tutelle assumée du Venezuela ne parlent pas de démocratie. Ils parlent de fin de cycle et du déclin de l’hégémonie américaine.
Quand un empire doit capturer des chefs d’État, jeter ses propres relais politiques et bombarder pour défendre sa monnaie, il ne démontre pas sa force. Il confesse son déclin et sa chute libre.
Le Venezuela n’est pas un commencement.
Il est un signal aux autres États du monde. Les empires n’ont pas d’amis. Ils ne que des intérêts et des usages. Et les usages finissent toujours dans les poubelles de l’Histoire.
Amos CINCIR -

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